Athènes 2026 - Jour 7 - Jardin National d'Athènes - Stade Panathénaïque - Colline de Filopappou

Mardi 7 avril 2026

Comme les jours précédents, je commence tôt ma journée pendant que Julie termine tranquillement sa nuit, en partant faire mon footing. Aujourd'hui, j'ai décidé de tourner uniquement dans les nombreuses allées du Jardin National d'Athènes, un lieu que j'aime particulièrement et qui est loin d'être tout plat. Fleurs, plantes, animaux... un joli florilège de nature en cœur de la Capitale grecque ! Je termine mes 11,5 km en 58'31'' et 89m de D+.












Une fois la douche prise, je rejoins Julie autour de notre très bon petit-déjeuner avec notamment du yaourt grec, du gâteau au citron, des kiwis, du café...




Puis direction le Stade Panathénaïque, mon lieu préféré d'Athènes, distant de notre logement d'un kilomètre. Habituellement nous pouvons l'admirer sous de nombreuses coutures de l'extérieur mais cette fois-ci, nous allons effectuer une véritable visite. En 2023, nous avions eu la chance de pénétrer sur la piste car c'est le lieu habituel de l'arrivée du Marathon d'Athènes et comme on y avait participé... Contre la somme de 12 euros par personne, nous accédons à ce lieu emblématique de l'Histoire du sport. Ce célèbre stade est connu sous plusieurs noms : le Stade Panathénaïque (Stade de tous les Athéniens), Stade de Marbre ou encore Kallimármaro (d’un beau marbre). Son histoire a débuté il y a plus de 2 500 ans. Le stade originel date du 4ème siècle avant J.C. Il a été construit sur la colline d’Ardettos, à l’extérieur des murs de la cité. Son inauguration en 330 avant J.C a été faite à l’occasion des Grandes Panathénées. Il s’agissait alors de fêtes religieuses et sociales qui se déroulaient à Athènes. Les Athéniens se réunissaient pour assister à des épreuves de boxe, lutte, pentathlon et courses de char. Des compétitions de poésie et de musique y étaient également organisées. Sous l’impulsion et la contribution d’Hérode Atticus, des travaux d’envergure ont été entrepris dans le stade entre 139 et 144 av. J.C. D’abord, à la piste rectiligne du stade ont été ajoutées deux courbes de part et d’autre, dessinant ainsi une piste circulaire. L’autre changement majeur concerne les gradins de bois. Ils ont été entièrement recouverts de marbre blanc provenant des carrières du Pentélique. Des statues et des ornements ont été ajoutés pour donner plus de prestance au lieu. Par sa richesse et sa taille, le stade était alors l’un des plus imposants au monde. Mais avec l’arrivée du christianisme et l’abandon des rituels païens et des combats sanglants de gladiateurs, le stade a progressivement été abandonné. Le marbre a alors été réutilisé dans la construction des belles maisons athéniennes. La renaissance du stade Kallimarmaro fait suite aux fouilles entamées en 1836. La forme du stade d’Hérode Atticus a été retrouvée. Puis des travaux de reconstruction ont été entrepris. Ensuite, les premiers Jeux Olympique modernes sont arrivés en 1896. Une partie des épreuves s’est alors déroulée dans le Stade de Marbre. Lors de la visite, nous empruntons le ''diodos", le passage souterrain utilisé par les athlètes de l'Antiquité pour entrer dans le stade. De nos jours, il permet d'accéder au petit musée qui abritent de nombreuses torches olympiques mais surtout l'intégralité des affiches des Jeux Olympiques modernes de 1896 à 2024 !

































































































Après cette magnifique visite de l'Histoire du sport athénien et mondial, nous allons déjeuner à To Pikántiko (Eftichidou 23). Nous y mangeons sacrément bien et... sacrément beaucoup surtout quand on voit la taille de mon assiette ! C'était excellent !
Julie : brochettes chaloumi, wrap kebab, carafe d'eau
Jeff : assiette de chicken gyros, bière Nymfi.





















Allez, on file (au ralenti, pour ne pas dire ramper) à l'appartement pour digérer tranquillement.






En soirée, nous ressortons pour nous rendre sur la Colline de Filopappou qui se trouve au sud de l'Acropole et au nord du Pirée. Pour y aller, nous empruntons la rue piétonne pavée Dionysiou Areopagitou avant de débuter la montée de la colline sur notre gauche. La rue est composée de gros pavées jusqu'à l'église Agios Dimitrios Lombardiaris datant de 1656. Aujourd’hui, la chapelle est souvent le lieu de mariages et baptêmes festifs. On la voit même le soir à la télévision en rentrant à l'appartement, car elle est prise d'assaut par l'assistance impressionante de fidèle pendant les offices. Impossible pour eux d'y pénétrer alors ils prennent place sur le petit parvis et surtout sur la large allée pavée qui permet d'y accéder. Nous quittons ensuite cette allée pour trouver un chemin de terre qui prend rapidement de l'altitude. Nous finissons par arriver au sommet. Le point culminant se situe à 147 mètres d'altitude. Il est surmonté d’un monument à la gloire du consul Romain Caius Julius Antiochus Philopappus, construit après sa mort en 114 après JC. Le lieu est également appelé le colline des Muses, car elle abritait le sanctuaire de Musée (disciple d’Orphée), dont on peut encore apercevoir quelques ruines. Si nous sommes venus ici à cette heure de la journée, ce n'est pas par hasard. Et la présence des nombreux promeneurs autour de nous n'est pas non plus un hasard. C'est un lieu connu pour sa vue directe sur le Parthénon et les différents monuments de l'Acropole mais aussi sur toute la ville d'Athènes et son magnifique coucher de soleil. Nous attendons que ce dernier se rapproche du sol puis la magie opère...



















































Nous rentrons à l'appartement en passant devant le musée achéologique de l'Acropole et un peu plus loin devant le Zappéion. Ce soir, c'est salade grecque préparée par Julie pour le dîner.








Bonne nuit, à demain !

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