Rome 2026 - Jour 3 - Tibre - Castel Sant'Angelo - Terme di Caracalla - Giardino degli Aranci

Dimanche 19 juillet 2026

Comme hier, le réveil de mon téléphone sonne à 6 heures. Allez, un peu de courage, je sors du lit, et je vais me préparer sans oublier de grignoter un peu. Lorsque je suis en tenue de coureur à pied, je débute mon footing matinal du jour. Il fait un peu moins chaud qu'hier, il n'y a que... 26 degrés pour le moment. Je descends la Colline du Gianicolo pour arriver littéralement au niveau du Tibre. C'est en bas de la rampe du Ponte Sublicio que je rejoins les berges du Tibre. Il s'agit d'une piste cyclable totalement sécurisée car nous sommes en contrebas des rues. Pas de passage piétons, pas de route à couper. Parfait pour courir ! Je passe au niveau de la Isola Tiberina sur ma droite puis plus loin, je me retrouve au pied du Castel Sant'Angelo. Encore plus au nord, je laisse sur ma gauche une maison flottante arrimée à la berge ! C'est maintenant le moment de remonter puis d'emprunter le Ponte Matteotti afin de franchir le Tibre. Je reprends la direction du sud mais cette fois je ne reste pas sur les berges, je préfère suivre le fleuve en hauteur, ce qui me permet d'avoir une vue bien plus importante sur la Corte Suprema di Cassazione puis sur le Castel Sant'Angelo et son magnifique Ponte éponyme. Au niveau de l'Isola Tiberina, je franchis à nouveau le Tibre grâce au Ponte Garibaldi me permettant de rejoindre le quartier de Trastevere en direction de l'appartement. Dans les derniers hectomètres, je peux observer quelques Stolpersteine, des pierres d'achoppement de 10 centimètres de côté scellées dans le sol qui honore la mémoire d'une victime du nazisme. Voilà, c'est terminé pour mon second et dernier footing de ce court séjour : 12 km en 1h01'20''.






















Douche puis place au petit-déjeuner composé de chiffonade de mortadelle, minis croissants, crostata, yaourt, jus de fruit, café avant de boucler nos deux sacs à dos car nous devons restituer les clés de l'appartement pour 11 heures. C'est une bonne adresse à conserver pour un futur séjour à Rome. Deux kilomètres de marche seulement pour rejoindre le cœur historique de la capitale italienne, fraîcheur du logement, calme, quartier agréable et en hauteur... Merci le Gianicolo Sweet Home !



C'est maintenant parti pour notre rando-balade du jour. On a le temps car notre avion ne décolle qu'à 20h25. C'est donc une journée complète qui nous attend (et qui a débuté à 6 heures pour moi). Bianca (baptisée par Julie), la chatte qui aime rester sur le tapis extérieur du logement n'est pas là lorsque nous partons. Descente de la Colline du Gianicolo pour arriver dans le quartier de Trastevere avec un passage devant la Basilica di San Crisogono, là où hier soir des centaines et des centaines de personnes s'étaient amassées pour participer à la procession. Pour passer de l'autre côté du Tibre, nous empruntons les deux petits ponts qui permettent d'accéder (Ponte Cestio) et de quitter (Ponte Fabricio) l'Isola Tiberina. Sur cette toute petite île, nous laissons sur notre droite la Basilica di San Bartolomeo all'Isola Tiberina.










Dès qu'on arrive sur la rive opposée, on a l'impression de changer de siècle. De retourner dans le temps avec de très nombreux vestiges romains. Tout d'abord, nous passons devant le Tempio di Portuno (Temple de Portunus), petit temple antique romain datant du IIIème avant J.-C., voué au culte de Portunus, dieu romain des ports. A quelques mètres se trouve le Tempio di Ercole Vincitore o Ercole Olivario (Temple d'Hercule Victor) datant de la fin du IIème siècle avant J.C., dédié à Hercule, protecteur des producteurs d'huile d'olive et du commerce et de la transhumance des troupeaux. Légèrement plus en retrait, nous découvrons (on ne l'avait pas remarqué lors de nos deux précédents séjours à Rome) l'Arco di Giano (Arc de Janus), érigé en l'honneur de l'empereur Constance II, vers l'an 356.





Nous longeons maintenant l'immense Circo Massimo sur notre droite. A gauche, nous passons au pied des ruines des Terme di Massenzio. Une fois au bout du Circo Massimo, un massif bâtiment style Europe de l'est, se dresse devant nous avec un imposant drapeau des Nations Unies érigé au sommet de son mat. L'Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, connue sous les sigles FAO (de l'anglais Food and Agriculture Organization of the United Nations) est une organisation spécialisée du système des Nations Unies, créée en 1945 à Québec. Son siège est installé à Rome depuis 1951. Son objectif affiché est : ''Aider à construire un monde libéré de la faim''. Sur notre gauche, au loin, on peut admirer une dernière fois l'Arc de Constantin !







Nous arrivons devant les Terme di Caracalla (Thermes de Caracalla). L'an dernier, nous les avons déjà visitées mais on avait tellement aimé que nous accédons à  nouveau dans ce merveilleux site. Les Thermae Antonianae, ou Terme di Caracalla, l'un des complexes thermaux les plus grands et les mieux conservés de l'Antiquité, ont été bâtis à la demande de l'empereur Caracalla entre 212 et 216. Sa taille est gigantesque avec une superficie de plus de onze hectares, ce qui offre de la place pour 1 600 baigneurs grâce également aux 64 citernes de 80 000 litres chacune. A l'époque, les thermes n'étaient pas seulement un bâtiment de baignade, de sport et de soins corporels, mais aussi un lieu de promenade et d'étude. Les thermes ont cessé de fonctionner en 537 lorsque Vitigès et ses Ostrogoths assiègent Rome et détruisent l'aqueduc qui l’alimente. Le calme et la grandeur des lieux donnent une impression de nous trouver dans un véritable havre de paix !























































En ressortant de ce site, nous longeons le Stadio delle Terme di Caracalla, un endroit idyllique pour pratiquer l'athlétisme ! Un peu plus haut, dans la Viale Guido Biaccelli, se trouve une plaque commémorative au pied d'un arbre imposant dédiée à Bruno Baldinotti et Carlo Lazzerini, Romains appartenant au régiment de chars, morts en héros le 10 septembre 1943 pour la défense de Rome contre les troupes allemandes, juste après l'armistice de Cassibile.




En poursuivant un peu plus loin sur la Viale Guido Biaccelli, nous pouvons admirer les Terme di Caracalla de l'extérieur. Un regard différent et plus global que lorsque nous étions dans le site lui-même.









Nous descendons maintenant la Viale Giotto avec sur notre gauche l'Arco di villa Pepoli. Cette rue longe la Muraille d'Aurélien. Elle finit par nous conduire à la Porta San Paolo et la Piramide di Caio Cestio. Nous ne nous lassons pas de passer à cet endroit. Une pyramide en plein dans Rome, c'est assez surprenant mais elle se fond si bien dans le décor !



Place au déjeuner au Ristorante Pizzeria Ai Cocci (Via Luca della Robbia, 21/23), cadre sympa, cuisine traditionnelle et excellente mais rendu un peu bruyant par certains serveurs plongés sur leur téléphone. Au menu :
- Julie : Tonnarelli faits maison avec pecorino et poivre noir, tiramisu à la pistache, eau
- Jeff : Spaghettis à la carbonara, tiramisu traditionnel, bière.












Pour digérer et attendre l'heure où on va devoir quitter Rome, nous montons la Colline de l'Avantin jusqu'à son sommer afin de rejoindre le Giardino degli Aranci avec la Fontana del Mascherone di Santa Sabina adossée à son mur d'enceinte extérieur. C'est toujours aussi agréable de flâner et de se ''poser'' sur un des bancs de ce jardin ombragé. La vue est toujours aussi magnifique sur Rome. Un couple de mariés est présent pour faire quelques photos. La même scène s'était déjà produite la veille. Julie fait quelques emplettes auprès d'une jeune vendeuse qui a installé son stand dans l'allée principale du jardin. On aime beaucoup ce lieu !





















C'est maintenant l'heure de rejoindre la gare en passant une dernière fois devant la Statua equestre di Scanderbeg. Nous terminons notre balade du jour de 11,6 km sous 35 degrés.




Nous quittons Rome à partir de la gare ''Roma-Ostiense'' par le train régional 83102 de 17h44. Ce week-end nous aura permis de marcher pratiquement 50 kilomètres sous une jolie chaleur, sans oublier mes 24 km de footing.



Une quarantaine de minutes plus tard, nous arrivons à l'Aéroport Léonard-de-Vinci de Rome Fiumicino. Nous avons le temps de nous balader dans les commerces et les allées de cet aéroport qui est gigantesque et très propre. Il vient d’être désigné ''Best Airport 2026'' par ACI Europe dans la catégorie des plateformes de plus de 40 millions de passagers, une distinction obtenue pour la huitième fois depuis 2018 et la cinquième année consécutive !














C'est en porte A62 que nous accédons à l'avion EJU04958 affrété par la compagnie EasyJet. Nous quittons le sol italien pour un vol qui se passe parfaitement bien.













Arrivederci Roma !!!

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